Expression Libre à ...

NICE MATIN du 21.08.2008

 

Au menu de l’été, la Maison des Artistes accueille deux peintres et deux sculptrices de la région niçoise. Un bel exemple de parité puisque les deux arts sont également représentés, en quantité, mais surtout en qualité.


Maxemile
, le « chef de groupe », a séduit le public lors du vernissage. Un public qui lui a reconnu une grande variété dans son inspiration qu’il puise dans son imagination. Peintre niçois qui a fréquenté l’Ecole Municipale de Dessin de Nice pendant trois ans, puis fresquiste, Maxemile flirte avec l’abstraction, un peu à la manière d’un Nicolas de Staël. Une peinture colorée, au trait souligné, affirmé. Un art très sûr !


Myriam Paradisi
sculpte marbre et bronze, des formes aux lignes épurées. Grâce et légèreté président à son œuvre, onirique, attachante, attirante pour le regard comme pour le toucher. Sa formation de photographe ne l’a pas conduite à une représentation servile du réel. Ses personnages, aux allures futuristes, semblent « vriller » dans un mouvement vers le ciel, d’où cette impression d’apesanteur qui s’en dégage.


Zou
est également sculptrice, mais dans un tout autre style. Chez elle tout est rondeur, recherche de plénitude. Originaire de La Turbie, Zou vit et travaille à Nice. Son nom d’artiste est un acronyme qui marie ses aspirations à la puissance créative. C’est dire que Zou donne aux pièces qu’elle crée une dimension spirituelle, conjuguant délicatesse et amour.


José Curti
, enfin, peint avec une rare énergie et une grande créativité. Généreux, inventif, son art s’appuie sur une technique sûre et très personnelle. Une technique qu’il enseigne aux quatre coins du monde et qui a fait de nombreuses émules. Entre abstraction et figuration, l’artiste de renommée internationale sollicite autant le regard que l’imagination, offrant à la contemplation une source intarissable, comme si les toiles étaient en perpétuelle mutation. Jonglant avec les tons, les formes et la lumière. José Curti n’installe pas le spectateur dans un douillet confort, mais au contraire, le provoque par les contrastes, les ruptures de rythmes « musicaux » qui émaillent son œuvre.

Jacqueline Quehen

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